Haden Pétronille Dopévi née DAGBE alias  atakpaméto, est l’une des plus célèbres vaillantes femmes ablodé, figure de proue du nationalisme togolais. Elle a pris part à la rude lutte pour l’acquisition de la souveraineté internationale de notre pays aux cotés des Lucia Bayi, ADABUNU etc. Elle incarne à mes yeux la forme la plus éloquente du patriotisme.

QUI EST -ELLE ? ET QUELLE A ETE SON ROLE DANS LA LUTTE POUR L’INDEPENDANCE DU TOGO ?

Atakpaméto est née le 31 mai 1919 de Kokou Dagbé et de Adjowa Fakame dans le village d’Akparè dans la préfecture d’Ogou. Elle est ancienne revendeuse de tissus et ancienne militante du CUT (Comité de l’Union Togolaise). Elle a tiré sa révérence au petit matin du 02 janvier 2020 à Lomé à l’âge de 101ans.

Elle a dans la lutte pour l’indépendance joué le rôle d’émissaire. Elle rapporte que :

« Mon rôle consistait surtout à faire parvenir les mots d’ordre à certains leaders à l’intérieur et parfois à l’extérieur en l’occurrence en Gold Coast (Actuel Ghana), avant ou après les réunions que nous tenions chez De Souza à Lomé. Les courriers m’étaient toujours remis par Sylva à l’aube chez moi à la maison. Cela pouvait être une information de dernière minute à passer au cours d’une réunion, d’un mot d’ordre ou de tout autre message destiné à faire avancer notre lutte. Profitant de ma condition de femme qui me mettait à l’abri des fouilles douanières, je plaçais les dits papiers dans mon Godédjin (cache sexe en percale rouge). Arrivée à destination et après avoir bien observé les lieux, je demandais à aller aux toilettes et à mon retour, je tendais le document à qui de droit (Soalinane TCHINTCHAN, la participation politique des femmes au TOGO de 1946 à 2013, thèse de doctorat, université de Lomé).

C’était une guerrière, une héroïne nationale. Elle aura consacré toute sa vie pour le TOGO, en y jetant toutes ses forces dans la bataille que ce soit pendant la lutte pour l’indépendance ou après dans son combat infatigable pour l’avènement de la démocratie au TOGO. Elle fut militante de l’UFC (Union des Forces du Changement) puis militante de l’ANC (Alliance Nationale pour le Changement). Il va de soi aussi d’ajouter qu’elle fut l’une des rares avec Lucia BAYI à se lever pour protester contre le coup d’état de 1963 qui a donné la mort a Sylvanus OLYMPIO.

Par WENU Kodjo Jean-Marie


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